CHINTE

Chinte est un kata pratiqué en Shotokan .

Chinte est un kata très ancien originaire de Chine. Le mélange de mouvements et de techniques standards (Shuto uke, Mae geri, …) avec des vestiges d’ anciennes formes (piques d’yeux, …) rarement vus, peu utilisées dans le style moderne, donnent à ce kata un attrait particulier. Particulièrement dynamique avec ses passages forts et lents en alternance, Chinte est unique aussi par la présence d’un certain nombre de techniques circulaires, alors que la préférence en karaté Shotokan est pour les mouvements linéaires. Ce kata semble favoriser un style de combat “féminin” comme le suggèrent les mouvements inhabituels nécessitant peu de force qui ciblent souvent les zones sensibles telles que les yeux pour être efficace.

Chinte , qui signifie «mains inhabituels» ou «incroyables mains,” tire son nom de l’ensemble des techniques de main uniques et rarement vues  que ce dernier kata . Ces techniques qui ne figurent pas dans  un autre kata incluent Tate-zuki , nakadaka-ippon-ken , nihon-nukite et Hasami-zuki . Ces techniques peu fréquentes sont gedan-mawashi-haito , trouvée aussi dans le Kata Gojushiho et kentsui-tate-mawashi-uchi qui se réalise seulement dans un autre kata, Heian Shodan . Les trois petits sauts à la fin du kata ( yori-ashi ) offrent probablement l’aspect le plus inhabituel de ce kata et semblent radicalement différent de tous les autres mouvements Shotokan. Les mouvements, bien que  très simples en apparence , sont, pour les étudiants, extrêmement difficiles à exécuter avec grâce et confort.

C’est un kata de techniques d’auto-défense à proche distance.

Les mouvements de fermeture un peu particuliers font allusion à “l’absorption de la puissance des ondes par le sable”, ce qui représente un symbole du retour à la tranquillité après la violente tempête.

Certains pensent que les trois derniers mouvements, une série de sautillements vers l’arrière, ont été ajoutés pour ramener le kata vers le point de départ afin de faciliter la fin de l’exécution, parce qu’ils ne sont pas présents dans les autres versions du kata pratiquées par d’autres styles de karaté japonais. Sinon, il se pourrait que les derniers mouvements aient  été abandonnées par d’autres modèles parce que leur sens a été perdu. Dans une interprétation des derniers mouvements le bras de l’adversaire est immobilisé  pour en briser son poignet.

En Seiyo Shorin-Ryu Karate, les trois derniers sauts sont remplacés par Tai otoshi suivi d’une série de blocs, un coup de pied et coup de poing.

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