JION

Jion ; à priori ce kata tirerait son nom d’un temple et d’un prêtre bouddhistes chinois qui ont été nommés Jion. On ne sait donc pas très bien qu’elle est l’origine de Jion et il semble qu’il existe plusieurs versions.

Jion (1351-1409) était un moine ayant acquis une solide notoriété au cours de la période Sengoku (15ème siècle) du Japon. Il est le fondateur de la Nen ryu, style de combat, dans lequel il était célèbre à travers une technique puissante : le renversement avec le bras étendu. Son passage sur la lointaine île d’Okinawa, à la croisée de multiples chemins, influences de Chine, du Japon, de Malaisie, des Philippines fut un véritable creuset culturel et de savoir faire à partir d’apports cosmopolites, lui permet de rencontrer des maîtres de Shuri-te, ancêtre du karaté.

Jion (Amour et Pitié) est un Kata de Karaté du style Shorin-ryu, issu du Tomari-te d’Okinawa qui passa dans Shuri-te et fut amené par Funakoshi Gichin au Japon dans son Shotokan.

Son origine est chinoise comme l’indique son nom, Jion, qui se traduit par Amour et Pitié mais est aussi une autre manière de lire les caractères chinois Shao et Lin qui réfèrent au célèbre temple Shaolin-si considéré comme le berceau des arts martiaux.

L’attitude de départ (Jiai-gamae) commune à Jiin et Jitte révèle, par la reproduction du salut chinois, Jing-li, son origine chinoise. Le lien avec un temple bouddhiste est évident.

jiai gamae jion tcms karate toulouse

Jiai Gamae

Jion, présent en Shotokan-ryu, est aussi étudié dans les styles Wado-ryu, Shito-ryu et Kobayashi-ryu.

Jion est un kata très solide, avec peu de techniques extravagantes. Il y a trois parties dans ce kata, mais la ponctuation entre ces parties est un “point-virgule”, et non pas un “point”. Il ne faut jamais avoir la sensation de s’arrêter entre chaque partie, il faut toujours sentir une continuité.

Top